Guache

Natif de Sogamoso en Colombie, Oscar González combine muralisme traditionnel et graffiti, s'inscrivant dans la nouvelle vague latino-américaine d'art urbain contemporain. Il en est même un des fleurons, ses œuvres monumentales contribuant à la notoriété de Bogota comme place forte du street art international.

Artiste populaire

Ses immenses fresques participent au rayonnement culturel de la ville. Il est l'un des premiers à s'exprimer sur des façades aussi grandes. Sa notoriété dépasse largement le territoire colombien. Il a réalisé des murs et exposé son travail dans de nombreux pays d'Amérique du Sud, aux Etats Unis et dans plusieurs pays d'Europe.

A Toulouse, on peut admirer sa fresque "Coyotte" réalisée à l'invitation du festival Latinograff 2016, sur la façade de la salle du Hangar, à la Cépière. Guache voyage avec sa peinture et laisse invariablement l'image d'un être humain exceptionnel. La cohérence entre sa pratique artistique et son mode de vie sont une source d'inspiration pour ceux qui le connaissent... comme pour ses plus de 30.000 followers Instagram à travers le monde.

Le fond et la forme

A l'image du Coyotte toulousain, il y a une constante dans les créations de Guache de ces dernières années. L'artiste définit une forme globale, une silhouette stylisée porteuse d'un premier élément du propos symbolique de l'œuvre. Qu'il s'agisse d'une gueule d'animal, d'un épis de Maïs - qui a le statut de divinité dans la tradition colombienne -, ou d'une figure humaine. Dans le périmètre délimité par cette silhouette s'organise une cartographie de formes géométriques, de couleurs vives, de motifs - d'inspiration Wayuu ou d'autres traditions tribales - qui révèlent un à un les éléments d'un discours plus complexe et composent une œuvre chatoyante, identifiable au premier regard.

Dernièrement, Guache a nuancé son expression d'une touche plus organique, plus picturale. La représentation s'y affine. Moins stylisée, plus réaliste, la silhouette prend chair. Le détail de la peau apparaît, cru. Son geste se révèle avec une expressivité contenue empreinte de gravité. Les éléments symboliques, les couleurs vives des tissus, sont toujours présents, mais juxtaposés au sujet principal, ils viennent, au  sens propre comme au figuré, l'habiller.

Indigénisme ?

Quand il ne peint pas, Guache se consacre, avec sa compagne, à des projets éducatifs auprès des tribus de l'Amazonie, et à la transmission et la valorisation des cultures traditionnelles, de l'artisanat, des médecines ancestrales. Autant d'éléments d'un patrimoine immatériel qui est à la fois sa source d'inspiration et son combat.

Réappropriation de l'identité indigène, écologie et féminisme chamanique... ses représentations de la Madre Selva, sa fresque sur le mur de la prison pour femme de Popayan, ses portraits de figures historiques féminines indigènes, guerrières ou militantes, de femmes allaitant, exhument une sagesse ancestrale que chacun peut faire sienne. Ses peintures et ses gravures sont des affichages militants. Leur visée est philosophique, éducative. Ses personnages aux regards chargés de dignité convoquent une fierté identitaire éclairée, tournée vers la paix.

Artisanat

Peindre un mur de plusieurs mètres en un temps limité demande une approche méthodique. Appliqué, calme et rigoureux de la conception jusqu'au rendu final (et avec cela, toujours facile d'accès !). Cette attention portée à chaque étape du processus de création se ressent dans son travail de gravure et de sérigraphie. Remarquable de qualité, chaque pièce est l'œuvre d'un authentique artisan. Très demandées, ces petites séries permettent un accès, pour un prix modeste, non seulement à l'univers de l'artiste, mais aussi à sa façon, à son geste soigné, précis, à sa main.

Découvrez les œuvres graphiques de Guache en exclusivité à la Galerie Zunzún.

Suivez-le sur son compte Instagram à l'adresse : @Guache_Art